17 mars 2020 : tu parles d’un anniversaire…

Souvenez vous…où étiez vous ce jour là?

Pour ma part, tout juste rentrée le 15 mars de 10 jours à Abidjan , j’avais hâte de retrouver mon amant le 16.

Les retrouvailles sont chaudes, je n’ai pas le temps d’enlever mon blouson que ses mains enveloppent mes seins, sa bouche attrape mes lèvres, sa langue glisse dans ma bouche au mépris de tout virus. J’ai faim de lui et il me le rend bien. J’ai tant attendu ce moment…..Nous basculons dans sa chambre, sur son lit, mes seins sont tendus vers le plaisir que me procurent ses doigts qui pincent, roulent mes tétons, ma bouche, ma chatte n’aspirent qu’à accueillir sa queue, mon clitoris est en feu. Le monde n’existe plus, plus de virus, plus que nous deux…

A 20h allocution de notre président Emmanuel Macron qui déclare le confinement à compter du lendemain, mardi 17 mars à midi pour 2 semaines minimum avec 3 motifs de sortie. Celui que tout le monde retient est d’avoir la possibilité de sortir pour faire du sport seul et d’aller faire ses courses à proximité. Grand moment de stupeur. Pour ceux qui ont le choix une grande question se pose : où allons-nous nous confiner ? Pour mon mari et moi une autre question se pose en plus : avec qui allons-nous nous confiner ? Mon mari lui décide de partir à Marseille dès le 17. En froid avec sa maitresse marseillaise, il s’est rabiboché. Pour ma part je décide de rester à Paris. Notre fils qui vient de rompre avec sa petite amie veut changer d’air et décide de partir à Marseille également et de rejoindre son père le 18 mars. Les magasins non alimentaires ferment au fur et à mesure. Les écoles, les bars, les restaurants sont fermés. Paris est ville morte. Débutent alors le télétravail, l’école à la maison, les attestations de sortie, la recherche de gel hydroalcoolique, la fabrication de masque…

De nombreux parisiens décident d’aller dans leur résidence secondaire ou celle de Mamie. Ils sont 17% à quitter la Capitale au grand dam de la population française qui voit cette migration d’un mauvais œil alors que le virus est pas ou peu présent dans leur région. Ils craignent que l’arrivée massive de ces familles avec enfants ne les contaminent. Mon beau-frère a envisagé de faire de même et d’aller se réfugier sur l’ile de Ré pensant être ainsi proche de la nature, la mer. Mais que font les parisiens installés dans leur résidence de villégiature? Et bien ils se sentent en vacances : ils investissent les pistes cyclables, les plages, le printemps est là, le soleil est présent alors que nous en manquons cruellement depuis plusieurs semaines. Cette insouciance est rapidement stoppée avec l’interdiction d’accéder aux plages, à la mer. NOUS DEVONS RESTER CHEZ NOUS. STAY INSIDE

Je me retrouve donc seule à compter du mercredi 18 mars. J’ai le sentiment d’être une ado dont les parents viennent de partir en vacances et qui a la maison pour elle toute seule. Sur Wyylde, la communauté est moralisatrice, pas drôle, déprimée. Paradoxalement, alors que le nombre de morts en France augmente rapidement, j’ai pour ma part passé les deux plus beaux mois de ma vie, libre comme l’air, lors desquels j’ai écrit, rit, fait rire, dansé, picolé, applaudit, vécu à mon rythme, bronzé, cuisiné, fait du vélo ( et chut! baisé).

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par Anders Noren.

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