Pierre Molinier, l’artiste déjanté qui peignait avec son sperme

“Notre mission sur la Terre est de transformer le monde en immense bordel.” 

Pierre Molinier

Je conclue avec cet artiste qui m’était inconnu jusqu’à il y a quelques jours lors de ma rencontre avec Monsieur Patrick Le Sage, Maître dominateur, où nous avons eu l’occasion de parler peinture. Il a attisé ma curiosité (après avoir attisé mes sens mais ça c’est un autre récit) en me racontant une anecdote lors de sa rencontre, il y a quelques années, avec ce surréaliste déjanté qu’était Pierre Molinier, à la fois peintre, photographe et poète qui l’avait accueilli en train de se masturber.

Je suis donc allée fouiller sur le net et voilà ce que j’y ai trouvé. Lisez jusqu’au bout car je vous assure cet homme était incroyable!

« Trois passions: la peinture, les filles et le pistolet »

Pierre Molinier l’avait prévenu : le jour où son sperme « serait comme de l’eau » et qu’il ne pourrait plus jouir, il se suiciderait. A presque 76 ans, ses médecins lui apprennent qu’il souffre d’un cancer de la prostate et qu’une opération est nécessaire. Moteur principal de sa vie et de son œuvre, ses facultés sexuelles se voient ainsi menacées. Il se flinguera le 3 mars 1976 à Bordeaux en laissant une note sur sa porte d’entrée :  » D.C.D à 19h30, pour les clefs, s’adresser au notaire ». Retrouvée à proximité de son corps, une lettre  » Je soussigné et déclare me donner volontairement la mort, et j’emmerde tous les connards qui m’ont fait chier dans toute ma putain de vie. En foi de quoi je signe P.Molinier ».

Vous aurez compris que c’était un sacré personnage qui laisse des centaines d’œuvres. Jusqu’à son dernier souffle, l’homme artiste fétichiste, précurseur de l’art corporel, de la photographie érotique et du mouvement queer, aura fait valoir sa liberté et son droit à choquer les bonnes mœurs. Il n’aura de cesse de mettre en scène ses fantasmes sexuels, ses travestissements et sa fascination du corps, que ce soit par ses peintures, dessins, photographies, autoportraits, photomontages…

Attiré par les femmes et leurs jambes, il raconte qu’adolescent, il a photographié sa sœur adorée sur son lit de mort, avant de se masturber sur elle : « elle avait des jambes sensationnelles…Alors je les lui ai caressées. Ca m’a fait de l’effet, je me suis mise sur elle et là j’ai joui, sur son ventre, morte… Parce que comme ça le meilleur de moi même est parti avec elle ». Il tombera amoureux de sa fille, de mannequins de vitrine et il se mettra à vouloir devenir lui même femme dans les années 50. Il se fiche de toute bienséance et des conventions sociales. En maculant ses tableaux de sperme, en se masturbant devant ceux qui lui rendent visite et en inventant un ‘instrument  » qui lui permet de s’autosucer, tel un contorsionniste, il ne fait que clamer son droit à jouir librement. Dans le milieu des années 60, il juge bon d’envoyer pour carte de visite à ses proches et amis une photo de lui le phallus dans la bouche.

Bref je me pouvais pas passer à coté de cet homme dont les œuvres voyagent dans les galeries du monde entier.

(Source Vice.com)

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par Anders Noren.

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