All inclusive by Karl

Karl nous a rejoint au cours d’une des balades parisiennes que je coorganise. C’est le long de la Seine, qu’il m’a avoué écrire des récits. Gourmande d’écrits, je vous livre le sien…

Pour des raisons  familiales, je passe chaque année  dix jours dans un club de Vacances ‘All inclusive’.

C’est souvent un vrai supplice pour moi qui aime flâner et sortir le soir à Paris ou visiter des pays lointains à l’aventure, juste un sac à la main.

Toujours est il que me voici à l’Ile Maurice (il y a pire) à regarder la mer et les plages.

Comme chaque soir je trône au bar, un Mojito à la main.

J’observe les gens, espérant une quelconque rencontre en écoutant  la musique sirupeuse que la sono distille non stop.

Depuis quelques jours j’avais fait la connaissance d’un couple de Lyonnais très sympa. 

Jean  partageait avec moi les sorties en dériveur, il aimait tout comme moi la mer et la voile.

Il se passionnait pour la technique des nœuds marins.

Il  avait souvent avec lui un cordage de quelques mètres qu’il nouait habilement avec délice.

Double clé à capeler, nœud de chaise ou de Jambe de chien il était intarissable  là dessus 

Christine, sa femme, était plus timide, plus introvertie. Une belle femme  à la peau assez mat, longue et mince. J’aimais sa poitrine sous laquelle on distinguait le dessin de ses côtes  à chacune de ses palpitations.

J’avais toujours grand plaisir à les retrouver chaque soir pour un cocktail.

Une équivoque sans  réponse  planait  un peu quand nos trois regards se croisaient.

J’aimais quand  Christine baissait le sien comme une jeune fille un peu honteuse d’avoir commis  un petit péché de gourmandise mais qui ne se lasse pas de lécher ses doigts 

Mais un soir Jean était seul au bar, droit sur son tabouret il semblait plus tendu que de coutume.

Je le questionnais délicatement sur son état et lui demandais si tout allait bien et où était Christine.

Il me regarda droit dans les yeux avec insistance et tendit sa main refermée vers moi…puis  me dit « Elle t’attend » dans sa main désormais ouverte se tenait la clé de la chambre 251.

Mon cœur se mit à battre, mon estomac à se serrer. Il posa sa main sur mon épaule et insista, Va, elle t’attend.

La chambre 251 était à l’opposé du bar et je me perdis plusieurs fois avant de l’atteindre, ce qui exacerba ma fébrilité. J’avais couru dans ce labyrinthe de couloirs et mon cœur battait encore plus fort.

Enfin j’arrivais au but. Sur la porte il y avait le carton don’t disturb. J’ouvris la porte. Aucun bruit, aucun mot….

Intensité du moment, le temps se cristallise. Des secondes infinies qui donnent à elles seules un véritable sens à l’existence dans un soupçon d’éternité

Christine était sur le lit, bâillonnée avec une grosse boule rouge serrée par des lanières de cuir. Agenouillée sur le lit, les poignets et les mollets ligaturés par un savant travail de matelotage. Une ceinture cuir passée derrière les genoux et la taille qui la contraint dans sa position, la croupe offerte

J’ai reconnu la corde de Jean. Seul mouvement perceptible, celui de sa poitrine qui se tendait sous ses halètements  et faisait encore plus ressortir la marque de ses côtes.

Ce corps m’était  totalement offert  et je pouvais en disposer à ma guise 

Je la détaillais avec attention ne négligeant aucune partie. L’espace de potentialité m’excitait 

Je me mis devant son visage .Jean avait eu la  bonne idée de lui mettre ta tête en bas du lit et je pouvais lui faire face et me dresser devant ses yeux grands ouverts. Le silence de la pièce prit une dimension magique.

Une cravache était là, je la saisis et doucement je commençais à lui caresser la peau.

Je ponctuais mes caresses en faisant siffler la lanière terminale dans l’air chaud et humide de la pièce. Des mouvements secs de mon poignet la faisant claquer 

Je voyais dans les yeux son désir ,sa crainte et son attente des futurs impacts sur sa peau.

Je me mis nu pour mieux m’exhiber et lui claquer son visage avec ma queue dressée et dure. Je me masturbais avec passion devant cette offrande divine.

Le coup partit sec et la lanière atteint le haut des épaules de Christine à quelques centimètres du coup. Son corps se tendit puis se mit à trembler. 

Le long travail qui suivit ne négligea aucune partie de son corps.

Le manche de la cravache était long et épais et je l’introduisis dans son cul que je n’avais pas négligé d’avoir abondamment lubrifié avec la langue.

C’est à ce moment que Jean entra dans la pièce et m’ordonna de la baiser.

Pendant mes longs et profonds coups, Jean se masturba, puis jouit  sur le visage de Christine.

Il m’invita ensuite à partir .Le Mojito que je bu ensuite eu une saveur inégalable.

Cette cérémonie se déroula pendant  plusieurs jours  avec la même procédure de remise de la clé de la chambre 251. Je ne voyais Christine et Jean qu’à cette seule occasion

Un soir plus personne au bar, j’ai attendu Jean plusieurs jours de suite,  en vain, j’étais fou de désir. 

Avais je rêvé ? Où était passé ce couple sublime. En excursion peut être ? Je revivais sans  cesse les scènes de la chambre 251, contenant mon désir au cas où ….

Je me renseignais. Effectivement ils étaient partis en croisière sur un voilier pour quelques jours. J’imaginais que Jean avait  perfectionné sa technique sur les nœuds marins et que je pourrais admirer son travail sur le corps de sa femme.

Je les avais aperçus furtivement lors du retour et le lendemain je me précipitais vers le bar.

A ma surprise ce n’était pas Jean  mais Christine qui se tenait sur un haut tabouret .Comme souvent dans ce genre de club il y avait un diner à couleur et ce soir c’était le Noir.

Christine avait revêtu une robe moulante très décolletée mais qui cachait habillement son dos, sûrement par pudeur pour les quelques traces que j’y avais pu laisser.

Je ne savais pas comment l’aborder et lui demanda où était Jean.

Son visage s’éclaira d’un large sourire et elle me tendit la main et la clé de la chambre 251, puis  elle me dit : Il t’attend.

Je voyage pour mon travail  et c’est souvent que je regarde les portes fermées des chambres d’hôtel sur lesquelles on a mis le carton  Don’t Disturb…. 

Mes sens sont alors en éveil et mon instinct de chasseur s’anime dans l’espoir de belles  et nouvelles proies.

The end mais qui sait …

3 commentaires sur “All inclusive by Karl

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  1. Je penserai à votre belle aventure lorsque je verrai la panneau « Please, Do No Disturb » sur une porte de chambre d’hôtel…

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par Anders Noren.

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