Femme de mauvaise vie

J’aime ce terme de femme de mauvaise vie. Certains y verront une prostituée. Moi je la vois comme une femme légère, libre de ses envies. Cette femme je l’imagine élégante perchée sur des talons, ses jambes gainées de soie prête à se rendre au-devant d’une rencontre dans un bar, une chambre d’hôtel. Appréhension et excitation se mêlent en elle.

Telle cette femme, je me suis donc réinscrite sur Gleeden. Chaque homme rencontré m’a permis d’avancer dans l’exploration de mes envies, de les affiner et de poursuivre mon itinéraire. Je tiens à préciser que je ne suis pas inconsciente et que toutes ces rencontres se sont passées sous rapport protégé.

Aussi certains méritent que je m’attarde sur eux car ils ont été de très jolies rencontres

J. :un homme très  marié. Notre première rencontre a eu lieu au Ritz bar quelques jours avant Noël. Le fameux feeling était là, aidé par quelques cocktails.  Alors que nous quittions le bar et marchions dans le couloir qui nous rapprochait de l’entrée de l’hôtel, il m’a plaquée  dans le recoin d’une porte fenêtre. Ce jour-là je portais un long manteau noir, une robe portefeuille, des bas et une culotte. Il a glissé sa main dans l’échancrure de la robe, a glissé sa main dans ma culotte, a caressé ma chatte, puis m’a doigtée tout en m’embrassant. Des touristes longeaient ce couloir et frôlaient ce couple immobile, enlacé  qui reflétait bien la réputation romantique des Français.  Nous sommes restés un moment dans ce couloir puis de peur que la sécurité se lasse et n’intervienne nous avons quitté l’hôtel. C’est ensuite contre le réverbère devant le joaillier Chanel rue Royale, que ses mains ont de nouveau disparu sous ma robe pour retrouver la chaleur de mon corps, de mes seins et la moiteur de mon entrejambe. Nous nous sommes quittés sur la promesse de nous revoir une fois les fêtes passées. Par la suite je l’ai revu 4 fois avec à chaque fois beaucoup de plaisir mais la routine de nos rencontres a fini par me lasser et l’appel de la nouveauté s’est fait ressentir.

R. et S. : mes gentils bi qui m’ont fait découvrir la bisexualité masculine, et l’utilisation d’un gode ceinture entre autre.

N. : Avec lui j’ai vécu mon premier scenario  dans une chambre d’hôtel avec tenue  imposée. 

Et puis il y a des rencontres très vite oubliées

Un rugbyman avec lequel j’ai cru que je tournais dans un film porno, un homme d’affaires qui s’est endormi après un coït très classique, un couple qui m’a permis de découvrir que je n’étais qu’une « bi apéro », un célibataire qui n’aimait pas les odeurs et pour lequel je me suis épilée intégralement le pubis. Résultat 1 poil=1 bouton purulent. Je me suis grattée des jours durant et je l’ai maudit tout autant. Mesdames votre corps vous appartient!!

Je vais m’arrêter sur le suivant et vous faire part de mon aventure qui s’est bien terminée rassurez-vous.

Cela partait plutôt bien, trop bien d’ailleurs…. Des échanges excitants par SMS jusqu’au moment où il m’a proposé un jeu : une rencontre à l’aveugle dans une chambre d’hôtel. Sur papier il était plutôt beau gosse, brun, barbu, ténébreux comme je les aimais à l’époque. J’ai donc accepté le jeu. Un soir d’hiver je me suis rendu dans un hôtel à l’heure dite. Prévenu de mon arrivée par SMS, la porte de la chambre était entrebâillée et un  foulard m’attendait sur la poignée de la porte. Je suis entrée, il faisait nuit noire dans la chambre, j’ai mis le foulard sur mes yeux et j’ai avancé vers le son de sa voix, Il m’a enlacée et à ce moment je me suis dit «  mais il est gros !!!! » (J’ai un péché mignon pour les hommes à l’allure athlétique, autant se faire plaisir.)

«   – dis-moi tu ne corresponds  pas aux photos de ton profil. Tu n’aurais pas un peu grossis ???

  • Les photos n’étaient pas récentes mais  on s’en fout non ? Le jeu c’est de se découvrir dans le  noir, d’exacerber nos sens »

Et il a essayé de m’entrainer vers le lit. A ce moment-là je ne savais  plus quoi faire. Gros dilemme : se laisser faire quand même au risque de ne plus pouvoir me regarder dans un miroir ensuite mais je faisais un heureux ou alors quitter cette chambre en courant en faisant un déçu, voir en le vexant  mais en me félicitant d’être superwoman ?????

  • « Ah mais non on ne s’en fout pas. Désolée mais ça ne va pas le faire » lui ai-je répondu

Je n’avais pas enlevé mon manteau, j’ai donc pris mes jambes à mon cou et quitté l’hôtel sans me retourner. J’avoue que j’étais très fière de moi. Certains(es) doivent se dire mais quelle inconsciente. Oui je sais mais je m’en suis bien sortie c’est le principal.

Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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